Mon Parcours

Après plus de 10 ans de pratique médicale axée sur la nutrition et l’éducation en santé, j’ai décidé de participer autrement à sa promotion, ainsi qu’au développement d’un environnement favorable à son amélioration.

Passionnée depuis mon enfance rurale par les odeurs et expérimentations diverses avec les plantes, c’est naturellement que la formation à la phyto-aromathérapie et l’ethnobotanique se sont imposées dès mes études médicales, ensuite complétées par la nutrition et la recherche en pédagogie de la santé.

Rompre avec un paternalisme désuet, promouvoir l’autonomie, miser sur la responsabilité de chacun et l’action collective…Peut-être une vision utopique ? Mais que certains défendent depuis plusieurs décennies (ICI pour plus d’infos) notamment au Canada.

Aujourd’hui et depuis 2013, je participe encore à l’enseignement de la phytothérapie aux professionnels de santé dans le cadre de deux diplômes universitaires (Facultés de médecine de Paris Sorbonne Nord et Grenoble-Alpes) et suis partenaire de « Simple lab, nouvelle expérience en santé citoyenne », société développant la recherche action participative et l’innovation dans le soin, par le biais d’interventions non médicamenteuses psychologiques, élémentaires et numériques*.

* Dans le jargon, aujourd’hui, on n’appelle plus la phytothérapie « médecines complémentaires ou alternatives » (ce qu’elle n’est pas), encore moins « médecine douce » (ce qui ne veut rien dire) mais intervention non médicamenteuse élémentaire, dans le cadre de préparations botaniques. Pour plus d’informations, c’est ici

Pourquoi cette évolution?

Au-delà d’aspirations personnelles, l’humain et la santé ne me sont jamais apparus très éloignés du jardinage ou de l’agriculture.

Dans le jardin, j’ai toujours eu plus de goût à observer, réfléchir à l’amélioration du terrain par tâtonnement, erreurs et réajustements, plutôt que m’acharner à grands coups d’apports sur une terre à l’agonie ou incomprise (De là à y parvenir, c’est une autre histoire…!:)).

Evidemment, priviléger cette approche ne signifie pas que l’apport et l’intervention ne soient d’aucune utilité, l’un n’étant pas l’alternative de l’autre.

Mais si l’amélioration du terrain peut réduire l’utilisation d’apports et permettre une plus grande résilience de l’ « écosystème » ; l’augmentation massive des apports (appelés « intrants » en agriculture) peut réduire la vie du sol, donc la biodiversité…tout en rendant ces apports toujours plus indispensables. On en a quelques tristes exemples aujourd’hui.

Il en est de même en santé, l’intrant s’appelant « médicament » et l’humain étant un écosystème.

Même si souvent insuffisant, travailler le « terrain » est toujours bénéfique, et est une condition nécessaire au maintien du bien-vivre, à l’acquisition d’une meilleure capacité d’adapatation, tout en permettant de réduire la (sur)-consommation médicamenteuse et ses effets non désirés.

 

Le vide du désert rend possible l’apprentissage de ce qui est le presque impossible :

la joyeuse acceptation de notre inutilité.

Ivan Illich, Préface de Lettres du désert de Carlo Carletto.

Une petite envie d’émancipation…

 

Nous sommes de nombreux citoyens à vouloir comprendre et apprendre à utiliser à bon escient les interventions non médicamenteuses (dont font partie la phyto-aromathérapie et la nutrition) pour tenter de maintenir un équilibre satisfaisant et durable.

Mais nous sommes aussi nombreux à ne pas vouloir surconsommer de soins, ni de produits dits de « bien-être » au rapport bénéfices/risques discutable.

Nombreux encore à ne pas vouloir subir les injonctions de mouvances à la mode, mystiques ou dogmatiques…& bien souvent vaines sans questionnements de fond!

Savoir faire ces/ses choix de santé est illusoire sans promotion préalable de l’autonomie.

Savoir n’est pas suffisant, mais c’est une condition indispensable au « pouvoir sur soi »!

Et quels meilleurs alliés de l’apprentissage que le groupe, la nature et son observation (à part les tutos bien sûr ;)) ??

J’espère, par les divers ateliers construits pour que tous vos sens soient sollicités, contribuer à vous faire acquérir de nouvelles compétences utiles au quotidien.

Comme dirait Knock, « la santé est un état précaire qui ne laisse présager rien de bon » sealed, et nous pouvons partager des outils conviviaux pour l’améliorer.

 

Les cosmétiques dans tout çà?

 

La peau n’est pas une enveloppe inerte, mais bien un organe à part entière en interaction avec tous les autres, ainsi qu’avec des milliards de bactéries et autres micro-organismes : une partie du tout mais jamais seule.

En prendre soin, ni trop, ni trop peu, tout en se souciant de l’impact environnemental fait partie de l’entretien de la santé et du bien vivre.

Du futile? A vous de voir.

Ou comment lier l’utile à l’agréable, et créer des tas de petites bulles éclatantes et rayonnantes de bien-être…Parce que nous le valons bien!

Pour en savoir plus, donnons-nous rendez-vous sur le journal ou dans l’échoppe.

A très bientôt.

Camille.

 

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