« Apposer un label, ne pas apposer de label? » 🤔🤔🤨 Dilemme Shakespearien…

Une certification et un tampon, c’est quand même rassurant, confortable et vendeur.

Et puis, qui va lire cet article -et les autres- jusqu’au bout?

On me l’a pourtant dit « Tu sais, en com’, il ne faut pas faire de phrase, et puis les gens, y lisent pas » (+ benchmarkbrandingtargetwinwinbuyonegetonefree…😝🤫).

Au Jardin des Godibolles, nous ne savons pas qui sont « les gens », et préférons les imaginer curieux que lobotomisés.

A la lecture des différents cahiers des charges des quelques 9 labels existants en Europe, nous avons réalisé qu’aucun ne correspondait pleinement à nos engagements et valeurs.

Tous vont dans un sens positif mais se contestent les uns les autres.

Lequel choisir? Le moins cher? Le plus restrictif? Le moins laid graphiquement? Tous? Qui fera la différence?

Il faut dire que tous sont rédigés PAR des industriels POUR des industriels -ils ne sont pas gratuits- et s’ils permettent d’en améliorer l’image tout en allant vers plus de qualité, ils sont peu adaptés à une activité artisanale.

Nous avons donc choisi de vous faire part de nos questionnements et conclusions, non définitives.

Nous avons choisi un label: le nôtre.

 

Pour ceux qui n’auraient pas envie de lire jusqu’au bout voici un résumé:

Axonge n’est pas végane,

mais écoresponsable,

fait en France,

valorisant l’agriculture biologique locale,

avec une majorité de matières premières françaises.

ceci n’est pas un slogan.

Pour tous les autres, voici quelques explications:

L’animal en cosmétiques…

Sujet qui divise, qui fâche parfois, mais dont on peut encore parler.
⚠ Attention, certaines images et textes peuvent choquer 🔞‼😲👀 .

Dans l’histoire…

Les matières premières issus des animaux ont un passé glorieux en cosmétique ET en médecine.

En parfumerie, ce sont des ingrédients plutôt fascinants, provenant souvent d’organes peu ragoûtants, utilisés en quantités très faibles quand ils le sont, pour apporter ténacité, rondeur et chaleur.

Parmi eux, on peut citer l’ambre gris, fabriqué dans l’intestin du cachalot en raison de son incapacité à digérer les becs de calamar!!!🐳🦑👃🏻

Oui, oui, ces derniers entraînent une sécrétion de différentes molécules s’agglomérant, expulsées dans l’océan, avant de s’échouer sur les rivages tout en « mâturant » pour donner cette note chaude et animale. Aujourd’hui, la synthèse d’une molécule olfactivement très proche est possible à partir de la sauge sclarée.

Il y a aussi le castoréum, synthétisé par le castor pour imperméabiliser son pelage. Là, on est dans la touche « cuirée » et sensuelle. Qui l’eût cru?

D’autres encore:

La civette, obtenue par curetage de sa glande anale (A quel moment le type s’est dit « je vais aller cureter sa glande anale, ça doit sentir bon? » hein?…), le musc (là, c’est dans une glande abdominale du chevrotain en rut, oui, oui!), l’hyraceum (urine fossilisée d’un rongeur africain) ou encore la cire d’abeille (soft…).

Avant Netflix, l’imagination et l’expérimentation étaient sans limite!🤪

 

En pharmacie, avant l’invention de la vaseline (petroleum jelly, issue donc de la pétrochimie…), les graisses animales étaient des matières premières de choix: la cold cream originelle était par exemple à base de blanc de baleine, cire d’abeille, huile d’amande, eau de rose et teinture de Benjoin. L’onguent populeum était aussi une pommade à base d’axonge, bourgeons de peuplier et autres plantes diaboliques.

Mais il n’y avait pas que les graisses, tout y passait: vers de terre, corne droite de chèvre, crâne humain pulvérisé, chiots ébouillantés, coeur de loup, lézards ou fourmis…La « pharmacopée universelle », publiée en 1697 par Nicolas Lémery, médecin du roi, a de quoi faire frémir et vaut le détour…Nous pouvons nous réjouir des progrès de la science!

Progressivement, toutes ces matières ont été plus ou moins abandonnées pour différentes raisons, dont l’essor de la pétrochimie, permettant de synthétiser à moindre coût des supposés équivalents standardisés.

Et les sondages le disent, « le consommateur aime le standardisé » (sic).

Revenons-en aux labels et autres formules magiques.

Formule: « Non testé sur les animaux »

De nombreuses marques affichent cette formule, laissant  entendre que les autres marques testent sur les animaux…

Et çà, ce n’est pas très fair-play!😏

Il faut savoir qu’AUCUN cosmétique vendu en Europe n’est théoriquement testé sur les animaux pour la simple et bonne raison que c’est interdit depuis 2013.

Il devrait donc être écrit « non testé sur les animaux, conformément à la loi ».

Et on est d’accord, si tout ce qui est conforme à la loi devait être écrit, il faudrait remplacer le simple emballage en papier upcyclé par un annuaire. Pas très écoresponsable tout çà!?

Alors, oui, il y a sûrement quelques industriels récalcitrants qui parviennent à appliquer de force du rouge à lèvre sur le rectum des lapins dans des usines délocalisées 🐰👄💄 (c’est une méthode, si, si.), afin d’être bien sûrs de la capacité à transformer durablement un être humain en voiture volée, sans provoquer de graves allergies.

Le moyen est horrible, la fin tout autant…

 

Le jeu en vaut-il la chandelle??

😪😲😨🤢

👉🏻 Les cosmétiques Axonge ne sont pas testés sur les animaux, conformément à la loi.

et respectent la dignité humaine

« Vegan…ou végane, en français »

Qu’est-ce qu’un produit végane?  

Pour ne pas commettre d’impair, nous reprenons la définition de Vegan-France:

« Produit exempt de toute substance d’origine animale, n’ayant fait appel à des agents techniques d’origine animale et n’ayant été testé d’aucune façon sur eux. La fabrication d’un produit explicitement végane impose la recherche d’exclusion, autant que possible, de toute forme de participation au commerce des animaux depuis sa formulation jusqu’à l’emballage. » 

Sur ces produits, vous trouvez souvent l’apposition du slogan « crueltyfree » ou autres petits lapins guillerets et sautillants 🐰🐇

Ces différents labels indiquent qu’il n’y a pas d’ingrédients d’origine animale ni dans le produit ni dans son emballage.

Ils indiquent aussi qu’il n’y a pas de tests sur les animaux mais nous l’avons vu, nul besoin de payer un label pour çà, puisque ces tests sont interdits par la loi.

Axonge, comme son nom l’indique n’est pas végane.

Nous utilisons le saindoux produit localement par un éleveur en agriculture biologique et plein air intégral, qui auparavant le jetait faute de débouché pendant que le beurre de coco transite par le Canal de Suez et l’arbre à karité s’éteint tranquillement en raison de sa surexploitation.

Nous comprenons parfaitement que certains puissent trouver çà abominable, et une très grande majorité de savonniers artisanaux français répondront à votre demande en vous fournissant des savons de coco/karité/olive assemblés en France et labellisés.

Nous tenons à attirer l’attention sur le fait qu’utiliser des graisses végétales a parfois un impact indirectement beaucoup plus négatif sur les espèces végétales comme animales, y compris les humains, comme précisé ici.

 

Evaluer l’impact global de l’exploitation d’une ressource est une gageure, complexe et pas toujours possible…

Compte tenu de toutes les informations ou manque d’informations (traçabilité…etc.) à notre disposition, chez Axonge, nous avons fait le choix du local et circuit court.

Le travail illégal des enfants est-il végane?

Exemple:

Que dire d’un cosmétique qui utilise de l’huile d’avocat, le fameux « Or vert du Mexique », qui consomme environ 100.000 litres d’eau par jour et par hectare et entraîne un déforestation majeure tout en aggravant la corruption dans ce pays?

La culture de cette espèce n’a-t-elle pas un impact négatif sur l’écosystème au sens large plus important que l’éleveur de porc bio local, qui entretient ses terres tout en nous nourrissant?

Pourtant, cette huile peut avoir les différents labels bio, vegan, et même « Nature & Progrès ».  

Et ce qui est étonnant, c’est que « Nature et progrès » interdit l’usage de graisse animale dans les cosmétiques mais octroie des labels Nature et progrès à des élevages…

👉🏻 Les cosmétiques Axonge ne sont pas véganes

car nous pensons qu’il vaut mieux valoriser des

co-produits locaux inutilisés

que faire venir des antipodes des produits qui deviendront inaccessibles aux populations autochtones.

Le « bio » en cosmétique et dans le savon en particulier…

Peut-on dire qu’un savon est « bio »?

👉 biologique : qui est relatif à la vie organique

👉 organique: qui provient de tissu vivant

👉 chimie organique: Partie de la chimie qui étudie les composés du carbone (à l’opposé de la chimie minérale ou inorganique).

👉🏻 Réponse: NON.

Pourquoi? Un peu de chimie…

Dans la saponification, on utilise de la soude (hydroxyde de sodium NaOH <=> pas de carbone) aujourd’hui fabriquée selon le procédé Solvay utilisant de la craie, du sel et de l’ammoniac…donc pas trop de vie là-dedans: la soude est un composé inorganique.

Cette soude, on la mélange chez Axonge avec des composés organiques gras, cultivés ou élevés en agriculture biologique, qui vont donc être transformés en savon glycériné selon l’adage: « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme! »

Quel est l’effet de la soude sur du tissu vivant?

Si vous l’utilisez par exemple sur un animal, elle va détruire les tissus organiques, c’est-à-dire entraîner la mort lente et a priori dans d’atroces souffrances.

Bref, tout ça pour dire que la soude, ce n’est pas très « bio » mais indispensable au processus de saponification à froid, qui n’est donc pas très « bio ».

En revanche, c’est un procédé plus écologique que le gel douche ou le savon à chaud, car nous n’utilisons pas de dérivés de pétrochimie ni d’énergie superflue.

Nous ne produisons pas non plus d’effluents toxiques puisque tout est transformé (pas de relargage de soude dans les eaux usées).

Biologique n’est pas synonyme d’écologique.

 

La saponificatrice:

Furieux mélange de Fight Club et Sweeney Todd, ou l’Upcycling de l’extrême.

Exemple:

On a tous vu des films où des nettoyeurs font disparaître des corps gênants dans une baignoire.

Le saviez-vous?

C’est possible avec de la soude même si l’évacuation de la masse visqueuse en résultant risque de boucher les canalisations (NDLR: nous n’avons pas testé, ni même sur des animaux et vous prions de ne pas le faire).

C’était d’ailleurs le mode opératoire d’une serial-killeuse italienne surnommée La Saponificatrice qui transformait des femmes en gâteux et savons 👩🏻‍🦰👱🏻‍♀️ =>🍰🧁🧼!!

👉🏻 Chez Axonge, les matières premières organiques sont issues de l’agriculture biologique à plus de 99%*…

Le reste, c’est de la soude et des argiles,

composés inorganiques.

*Bientôt 100%, nous y travaillons…

Axonge n’est pas végane,

mais écoresponsable,

fait en France,

valorisant l’agriculture biologique locale,

avec une majorité de matières premières françaises.

ceci n’est pas un slogan.

Nous espérons que vous avez appris quelque chose,

Merci d’avoir tenu bon, et à bientôt!

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